Y’a des nuits comme ça…


Tombe la lune suspendue par dessus mon front et par habitude je cherche ta main sous mon oreiller. Je prends en poignet les draps souillés de souvenirs d’un bonheur ivre d’amour et je souris.

Je me retourne contre le mur et froisse ma peau contre la fraîcheur humide; mieux vaut sentir le froid, que la chaleur de ton absence.

Je t’épargne des conversations sans fin, retournant regret contre les plaies; je t’épargne même de mes questions à jamais sans réponse. Je ne veux point savoir le quand et le pourquoi… 

Je laisse les draps s’envelopper avec mes genoux, et je m’enroule. Je me lève, la nuit nacre se tasse contre mon coeur. Je cherche la porte en vain, je cherche la lumière, un peu d’air. J’étouffe, je me bouscule, une chaleur empoigne mes poumons. Je cherche le poignet, j’ai besoin de m’échapper de cet espace qui s’éclabousse sur ma cervelle. Je cherche n’importe quel signe de vie, quelqu’un pour me tendre une bouffée d’espoir. Je cherche… Je te cherche… Et tu n’es pas là.

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